Un temps pour rouler, un temps pour bloguer…

Le coureur sur la touche

UN ACCIDENT DE PARCOURS

DERAPAGE INCONTROLE

J’ai rangé mon vélo… Contraint et forcé ! Une mauvaise chute à l’entraînement ! Un virage négocié trop vite ! La roue qui part, la bécane qui suit, le bonhomme qui s’envole… Ça s’est passé très vite ! Pas le temps de réagir… et pas celui, non plus, de comprendre ce qui s’est vraiment passé. Un peu sonné, je me relève… Un coup d’Å“il au vélo ! Ouf ! Il n’a rien de cassé ! Moi, je suis un peu flag mais ça va aussi ! à part une écorchure au niveau du tibia, c’est tout bon ! La fierté en a pris un coup, évidemment, mais ça passera. Je m’époussète un peu et allez hop ! je remonte en selle car l’entraînement n’est pas fini ! La gamelle a certes été sévère mais, encore une fois, il y aura eu plus de peur que de mal. Je m’en tire bien quoique, de l’écorchure, le sang commence à ruisseler le long de ma jambe et que ça me turlupine tout de même un peu… d’autant que la douleur est maintenant montée d’un cran.

PRISE DE CONSCIENCE

Je rejoins Gérard, mon entraîneur, pour lui faire part de ma mésaventure et j’en profite pour observer ma blessure… Ouille ! Elle est plus vilaine que je ne l’avais estimée de prime abord ! C’est une vilaine estafilade que j’ai là, une plaie vraiment profonde. Si je doutais de la gravité du truc, le commentaire de Gérard m’aiderait à comprendre. « Houla ! Tu ne t’es pas raté ! » fait-il la mine catastrophée en songeant déjà, sans doute, à la manière dont il va lui falloir organiser la suite. Ce mercredi 12 septembre, c’est le second entraînement de la saison, le premier depuis la journée de présentation des associations de Gagny, autant dire que le groupe est plus étoffé qu’à l’accoutumée -- notamment au cÅ“ur de l’hiver -, et qu’il comporte beaucoup de nouveaux venus sur lesquels il faut veiller avec plus d’attention que jamais. Gérard se serait bien passé de cette tuile ! Heureusement, Kevin est là pour le seconder ! Il se concerte avec lui pour savoir ce qu’il convient de faire. J’entends des mots qui font peur : pompiers, hôpital, points… et je comprends alors que c’est plus grave que je n’imaginais !

CONNES SEQUENCES

Escorté par Kevin, le retour au Club a été pénible et angoissant. Dans ma jambe, la douleur prenait un peu plus ses aises et pédaler devenait à chaque instant moins évident. Et tandis que dans ma bouche stagnait comme un goût de défaite, une meute de sombres pensées s’enrageait dans ma tête. La perspective d’aller à l’hôpital ne m’enchantait pas mais je songeais, aussi, à la prochaine compétition programmée pour le 28 et à tous les efforts que j’avais consenti pour continuer à perdre du poids et à progresser. Jamais je ne m’étais senti aussi fort, jamais je n’avais été plus en forme, jamais je n’avais été plus confiant -- sans doute trop ! -- et voilà qu’une chute venait tout remettre en cause ! C’était pas juste ! Le samedi précédent, pour la première fois, j’étais arrivé classé. Dans l’épreuve sur route de Villetaneuse, j’étais arrivé troisième et pour moi, c’était déjà une victoire ! Gonflé à bloc, je voulais continuer sur ma lancée, renouveler l’exploit… et si possible faire mieux.

DES NÅ’UDS A L’ESTOMAC

Au Club, sagement assis, comme un enfant pris en faute, j’attendais mon père. Maintenant que je n’étais plus soutenu par l’excitation qui m’habitait jusqu’alors, la douleur se faisait moins tolérable et ma tête devenait cotonneuse. D’ici à ce que je tombe dans les pommes… Mon père est arrivé avec des compresses, du désinfectant… Il m’a fait un sourire et a tenté une blague mais, en grimaçant, ne s’est penché qu’un instant sur ma blessure. « Pas la peine de bricoler, a-t-il dit, on file aux urgences ! ». Mon estomac s’est noué. A partir de maintenant, c’était du sérieux !

LES URGENCES ? TU PARLES !

Aux urgences de l’Orangerie, au Perreux, mon cas ne semblait pas si sérieux en revanche. Mon père est allé signaler mon arrivée à l’infirmière qui se tenait derrière le guichet. Chute de vélo, blessure à la jambe, adresse, carte vitale… les formalités administratives ont été vite expédiées. L’infirmière a pu reprendre sa conversation avec ses collègues. Celle-ci semblait davantage l’intéresser que l’état de ma jambe. Avec mon père, nous nous sommes installés face au guichet des jambes molles -- « pour qu’ils puissent bien te voir » m’expliqua mon père . Ils ne pouvaient pas me louper ces professionnels consciencieux ! J’étais le plus saignant de toute la salle d’attente ! Et de plus, encore revêtu de ma tenue de vélo aux couleurs de l’USM Gagny qui est d’un « jaune tour de France » absolument pimpant. On ne pouvait pas me louper ! Elles sont pourtant parvenues à m’oublier ! Au bout d’une heure et quart, j’y étais encore ! Mon père est allé demander s’il ne convenait pas de nettoyer ma plaie que personne n’avait pris la peine de venir ausculter.

LE GAZ QUI FAIT RIRE, C’EST VRAIMENT D’LA DAUBE !

Alors, bizarrement, les choses se sont soudain accélérées. On m’a fait entrer dans l’une des salles d’intervention. On m’a allongé sur un lit et l’on a, enfin, été pleins d’égards pour moi. On m’a dit qu’on allait désinfecter la plaie que j’avais à la jambe, que je ne sentirais rien, ou pas grand chose, puisqu’on allait m’endormir… Elles étaient bien sympas les infirmières, mais si elles pensaient m’endormir avec leurs propos rassurants, elles se mettaient le doigt dans l’Å“il ! Enfin, comme elles semblaient motivées, je les ai laissées s’occuper de moi et me coller un masque sur le pif ! C’était pas le moment de bouder le « gaz qui fait rire » et estourbit la douleur… Ouais… seulement la théorie c’est bien joli, mais la souffrance, elle était encore là quand le médecin s’est mis en tête de tripoter la viande que j’avais à l’air. Il a décidé de me venir en aide et de me soulager un peu mieux. Moi, j’étais partant, mais quand il s’est emparé d’une seringue, je n’en menais pas large, et quand il m’a balancé une giclée de son antalgique tout autour de la plaie, j’avais les bras plutôt ficelle.

LA COUTURE, C’EST PAS POUR LES FILLETTES !

C’était cousu de fil noir son histoire à dormir debout ! Dès que ma jambe a été moins sensible, le docteur -- un jeune gars plutôt cool pourtant -- n’a plus pris de gants avec moi… même s’il y est allé avec des pincettes. Avec sa saleté d’aiguille recourbée -- un véritable hameçon pour tout dire -, il s’est mis à me repriser la peau. Sans faire sa mijaurée, il s’est appliqué sur sa couture et a décoré ma guibole de huit points de suture. Autant dire huit galons ! Encore plus glorieux que les merdailles qu’on distribue aux vainqueurs à la fin des épreuves. Pour un peu, je lui aurais presque demandé de m’en rajouter encore quelques unes -- disons deux ou quatre pour que leur nombre soit plus impressionnant ! -- mais l’entêté s’en est tenu à ce qu’il avait décidé ! Il faut avouer que lorsqu’il a déposé ses instruments au fond d’une petite bassine en inox, l’envie de demander un peu de rab’ m’était tout à fait passée ! Sans rancune docteur ! Et au plaisir de ne plus vous revoir !

TOUT ÇA POUR ÇA !

J’avais dix jours à attendre avant qu’on procède à l’ablation de mes fils… -- avant qu’on me les coupe quoi ! -- et chaque jour, je craignais que ma plaie s’infecte et m’interdise de refaire du vélo, ou qu’elle diminue mes capacités physiques, ou qu’elle affecte trop mon état de forme pour que je puisse recoller au peloton… Autant vous dire que le 10e jour, j’étais chez un médecin pour vérifier si ma plaie avait suffisamment cicatrisée pour qu’on puisse enfin retirer les fils que j’avais à la patte ! J’aurais mieux fait d’attendre deux jours de plus que mon médecin consulte ! Car le Dr Schnock que je suis allé voir a pris ses gros ciseaux, et tchic ! et tchic ! et tchac ! il a coupé tous les fils qu’il voyait -- laissant dans ma peau ceux qu’il ne voyait pas -- et ainsi permis à ma plaie de se rouvrir ! Et dire qu’il a fallu à ce couillon bosser dix ans après le bac pour arriver à un tel résultat ! Lamentable ! Et le pire, c’est que sur le moment, j’étais plutôt content car je pensais que j’allais pouvoir reprendre le vélo très bientôt ! Le lendemain, c’était un dimanche, j’ai même un peu roulé dans le quartier, histoire de ne pas trop me rouiller, histoire, aussi, de voir comment je tournais les jambes et de ne pas rester sur la sale impression que m’avait laissé la chute. Lundi, j’ai compris qu’il me faudrait patienter encore un peu, alors j’ai décidé de tuer le temps en commençant un blog qui parlerait de ma passion, le vélo.

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Le Gadin de la Mort !

Facile et agressif !
Lieu : Pantin
(Parc de la République -- Voie de la Résistance)
Date : 17 Novembre 2007
Classement : 8e
Souvenir : La hargne !

 

LE PARCOURS

Le circuit tracé dans le Parc de la République est assez intimidant car, très exigeant, il nous impose de bien gérer notre course, nos vitesses et de multiplier les relances. Avec son relief tourmenté, ses virages en épingle, ses pentes en dévers que l’humidité et des tapis de feuilles mortes rendent glissantes, ses défilés qui ne peuvent être empruntés que par des hommes seuls, c’est un circuit hyper sélectif et assez technique sur lequel il faut être à la fois fort et vigilant. On ne peut y doubler ses concurrents qu’en de rares endroits et au prix de gros efforts… L’aire de départ est large mais la piste se resserre si rapidement qu’il convient de partir comme une fusée pour être devant avant d’arriver dans l’entonnoir. On doit pouvoir y parvenir en choisissant le meilleur compromis entre trajectoire la plus courte et revêtement le plus roulant. Il faut aussi prendre au sérieux la descente située derrière la ligne de départ qui est à la fois très roulante, très pentue et comporte un virage très serré et bordé de pierres…

 

Il faisait froid et beau, le terrain n’était pas détrempé et était assez dur… Je la sentais bien cette course ! Je la sentais même tellement bien que je suis parti avec un temps de retard et qu’il m’a fallu sprinter pour revenir un peu sur le lot des coureurs qui allaient faire la course. J’allais dépasser un coureur de L’ESGL quand celui-ci, sentant que j’allais le sauter fit un brusque écart pour m’interdire le passage. J’avais déjà eu maille à partir avec ce goujat à Montmagny mais cette fois-ci, il me ferma si bien la porte au nez que je la reçus sur le pif. Il me percuta, je fis un soleil et -- Adieu Berthe ! -, me retrouvais au sol et bien choqué. Il me fallut du temps pour me relever. Marc et un autre gars du Club m’y aidèrent. Ils vérifièrent l’état de mon vélo. J’étais encore sonné. Je me demandais s’il ne fallait pas déclarer forfait. J’étais dans les vaps, encore un peu tremblotant. Ils me redemandèrent une nouvelle fois si ça allait. Ils m’encouragèrent à repartir. J’étais encore flagada mais j’avais la rage alors je suis remonté sur mon vélo et je suis reparti comme un poursuiteur enragé. Motivé comme jamais, fouetté par ma colère j’ai avalé les bosses, dévalé les pentes, remonté plein de monde. J’ai vraiment fait une belle course. J’ai même eu le plaisir de voir le salaud qui m’avait fait chuter se ramasser en dérapant dans la boue. J’ai joliment bataillé et je suis parvenu à me classer 8e. Une belle place compte tenu de la chute que j’avais faite.

De leur côté, Théo et Marie-Louise ont également accompli une belle course, tout comme Aurélien et Fabien qui se motivent l’un, l’autre et progressent à chaque course. Julian et Richard roulent également très fort, avec une conviction qui finira bien par payer un jour ou l’autre. Handicapé par un vélo inadapté, Ryane se bat cependant avec courage et il est bien possible qu’il progresse d’un coup lorsqu’il aura l’opportunité, sur un vélo du Club, de disputer les courses sur route…

 

Carton Rouge : Pour ce coureur de l’ESGL qui se vante des mauvais coups qu’il commet durant les courses. Ayant promis à ses copains de faire chuter les rivaux qui tenteraient de le passer, il tint parole et par un brusque écart que rien ne justifiait, il me percuta et m’envoya au tapis. Au sein des pelotons, il n’est hélas pas le seul à avoir cette mentalité de voyou et d’irresponsable ! D’autres que moi ont eu à souffrir de ses effets lamentables. Il est vrai que dans certaines équipes, l’esprit sportif est assez dévoyé pour que seule la victoire soit valorisée. Des cadres irresponsables y décrivent la compétition comme une guerre dans laquelle tous les coups sont permis. Obnubilés par les résultats qu’ils escomptent et la fierté qu’ils en tireront, ils contreviennent à leurs responsabilités pédagogiques et nuisent aux enfants, comme au cyclisme et aux valeurs sportives. Les vraies. Aveuglés par leur ego , ils contribuent par leurs discours irresponsables, à développer chez les enfants qu’ils encadrent des mentalités de tueurs et de tricheurs. En ouvrant la boîte de Pandore d’une agressivité sans limites et d’une ambition sans morale, ils encouragent leurs élèves à ne plus respecter aucune règle sinon celle -- évidemment déplorable -- du « pas vu, pas pris ! » dont on sait qu’elle conduit au dopage et aux carrières aussi fulgurantes que suicidaires. Si pour une médaille en laiton, on encourage les enfants à insulter leurs concurrents ou à faire des « coups de vice », c’est qu’on n’a vraiment rien compris au sport ! A l’USM Gagny on ne nous incite pas à gagner à tout prix mais à toujours donner le meilleur de nous-mêmes… Merci à Gérard qui, un mercredi après l’autre, veille à ce que notre école de cyclisme soit une école du fair play.

 

Pantin - Ambiance
Album: Pantin - Ambiance
En attendant que la fête commence…
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Pantin - Poussins
Album: Pantin - Poussins
Comme toujours, Fabien et Aurélien étaient super motivés ! et ils ont fait un carton !
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Pantin - Benjamins 1
Album: Pantin - Benjamins 1
Théo et Marie sont au rendez-vous…
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Benjamins 2
Album: Benjamins 2

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Une dommageable cacophonie

Quelle poisse d'être toujours appelé en dernier !Lieu : Montmagny
Parc de la Butte Pinson
Date : 13 octobre 2007
Classement : 24 = 6
Souvenir : La boue dans mes cales ! (1er épisode)

Le début d’une mauvaise série…

Après la chute qui m’avait valu une grosse entaille et quelques semaines de repos forcé, je faisais, à Montmagny, mon grand retour sur le vélo et les circuits de compétition. Craignant d’avoir beaucoup perdu de ma forme, j’étais impatient d’évaluer mon nouveau niveau et stressé à l’idée d’être à nouveau surclassé par les autres. En arrivant sur les lieux de la compétition, j’ai découvert un site charmant mais très dénivelé sur lequel les organisateurs avaient tracé une grande boucle ne comportant qu’une seule et très brève zone de récupération (une descente très pentue et goudronnée). Pour le reste, il fallait rouler sur des pelouses sans rendu (terrain lourd) et se méfier d’un long faux plat se terminant par une côte très étroite et très raide qui se passait encore bien en solo mais qui serait d’autant plus sélective en course qu’elle était grasse et glissante. Ceux qui se feraient piéger derrière des attardés devraient sans doute mettre pied à terre et céder encore du terrain à la tête de course.

Les poussins de Gagny sont mal partis mais se sont bien battus. Au taquet, mais en gérant efficacement sa course, Aurélien est même parvenu à se classer. Il ne nous restait plus qu’à en faire autant !

D’emblée, les choses se sont mal passées car le départ a été une vraie cacophonie ! Tandis que certains organisateurs en étaient encore à faire l’appel des concurrents, le départ a été donné et tandis que les uns filaient comme des bolides, les autres restaient plantés pour obéir aux cadres qui réclamaient qu’un nouveau départ soir donné. Les commissaires se sont finalement soumis au fait accompli et les gentils garçons de Gagny -- comme d’habitude trop obéissants -- se sont tous fait avoir. La rage au ventre, Théo s’est lancé à la poursuite des malotrus qui lui avaient faussé compagnie. Avec cette puissance qu’on lui connait, il est revenu sur les insolents qui le devançaient. Un à un, il les a mangés mais, intercalé, il n’a rien pu faire pour revenir sur la tête de course.

J’ai également fait de mon mieux. Prenant en ligne de mire les coureurs qui me devançaient, j’en ai sauté autant que j’ai pu avant de me retrouver en lutte avec un gars de l’ESGL qui ne se battaient pas à la régulière et tentait, chaque fois qu’il en avait l’occasion, de me balancer dans les choux. Malgré cela, j’ai fait un beau parcours qui m’aurait plutôt satisfait si les organisateurs ne s’étaient pas, une nouvelle fois, emmêlé les pédales lors de l’arrivée. Un ruban tendu trop tôt et ceux qui ramaient derrière avec un tour de retard ont fait un bon dans le classement ! Du coup, je me suis retrouvé pointé à Pétaouchnok par ces chnoques !

Montmagny - Première gadoue
Album: Montmagny - Première gadoue
13 octobre 2007 Une belle épreuve de VTT disputée dans un endroit charmant. Une côte terrible - presque un mur ! - qu'il vaut mieux atteindre avant le paquet. Echauffement et Premières courses
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Montmagny - La course des poussins
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Fabien et Aurélien sont à l'attaque !
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Montmagny - La course des benjamins
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Les rois du Cyclo X se tiennent sous surveillance rapprochée
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Danse tribale
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Après avoir disputé leurs courses, les membres de l'USM Gagny improvisent un jeu d'adresse
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Premier Podium !

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Lieu : Villetaneuse
Date : 8 septembre 2007
Report d’une course annulée pour cause d’élection
Classement : 3e
Souvenir : Seule la victoire est belle !

Confirmation d’une vocation

Comme d’habitude, je suis parti parmi les derniers mais sur route, ce handicap pouvant être facilement compensé, je me suis bientôt porté au niveau des meilleurs avec lesquels je me suis battu jusqu’à l’arrivée où j’ai été battu au sprint par deux gars plus expérimentés que moi. Bravo les gars ! mais j’attends ma revanche !

Carton Rouge : Pour cet officiel qui, trop imbu de sa personne pour prêter attention aux autres, faillit provoquer la chute d’un compétiteur lancé à pleine vitesse !

La route est belle !
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Confirmant mon attrait pour la route, l'épreuve qui se disputa à Villetaneuse le 8 septembre 2007 fut celle où, pour la première fois, je montai sur le podium…
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Quelques tours parmi les tours

Un petit tour parmi les tours

Epreuves sur piste aménagée
Lieu : Clichy /s Bois
allée Henri Barbusse
Date : 9 juin 2007
Classement : Partagé (2e dans une série -- 10 ou 12 au final)
Souvenir : Belle course aux épreuves très variées
J’ai beaucoup aimé la densité de cette course rythmée par diverses épreuves (vitesse, course aux points, start & sprint, course par équipe) au cours desquelles nous avons pu donner tout ce que nous avions. Dans le sprint, j’ai été minable (comme dans la course par équipe d’ailleurs) mais en demi-fond, lors des sélections, je suis parti comme un bolide (comme un Théo), ai creusé un trou énivrant avant d’en avoir plein les jambes et de me faire reprendre par mes poursuivants. Je me suis tout de même classé second et j’ai bien cru que ça y était. Je l’ai payé ensuite. Comme dit Gérard « Si vous faites quelque chose, allez-y à fond. Ça passe ou ça ne passe pas. Ce n’est pas grave, mais ensuite, vous devez analyser ce qui s’est passé pour en tirer des leçons! ». Cette leçon, je me la suis prise en pleine tête !

Carton Rouge : Peut-être parce qu’ils nous prenaient pour des rupins dans nos belles tenues de coureurs, à moins qu’il ne s’agisse d’une coutume locale pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs, de jeunes indigènes se sont amusés à jeter cailloux et bouteilles (vides) sur les concurrents qui passaient à portée de leurs tirs. L’épreuve d’agilité n’était pourtant pas au programme !

Epreuve sur piste aménagée
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Clichy sous Bois 9 juin 2007 Une épreuve pleine de variété
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Premiers tours de Piste

Tours de chauffe b

Lieu : Piste vélodrome d’Aulnay /s Bois
Date : 2 juin 2007
Stress : Important
Classement : Décevant
Souvenir : Grandiose !

Une arène impressionnante
Si elle n’a pas les proportions affolantes de l’anneau de vitesse de St-Denis -- sa piste, très courte et quasi circulaire, comporte des virages vertigineusement relevés -, la piste d’Aulnay /s bois n’en est pas moins intimidante. Ce jour-là, lorsque j’ai découvert le stade de mes futurs exploits, mon cœur s’est mis à battre plus vite car sous le soleil, enfermé derrière de solides grillages et bordé de hauts murs à ses extrémités, le lieu ne manquait pas d’être impressionnant. La piste -- qui doit bien faire 500 m. – est d’une platitude rassurante, mais se cabre à ses deux extrémités pour mieux virer sur le bord opposé. Ces virages sont hauts comme des vagues déferlantes et je me demande, bien sûr, comment je vais pouvoir surfer des monstres pareils !

Au pied du mur !
Dès que les grilles sont ouvertes, c’est en ordre dispersé que les enfants se lancent sur la piste pour quelques tours de chauffe. Sans me presser, je les rejoins et commence, à mon tour, par tourner en rond comme un lion en cage. Lorsque je les aborde, les virages sont encore plus impressionnants ! À petite vitesse, ce qui n’est sans doute pas la meilleure des solutions, je tente d’apprivoiser leur profil inconnu et suis d’emblée habité par la crainte de frotter la pédale située à l’extérieur du virage. Cette crainte ne va plus me lâcher de la journée…

Des sensations perturbantes
J’éprouve aussi d’autres sensations étonnantes qui, à leur tour, génèrent d’autres craintes. Tout d’abord, je suis surpris d’être PENCHE DU MAUVAIS COTE ! pas comme sur les photos que j’aie pu voir ! Or je sais que, sur piste, plus les coureurs semblent défier les lois de l’équilibre, et moins ils courent le risque de glisser. À cause de la force centrifuge ! et de la pente qui, justement, permet de jouer avec ses effets. Autre découverte pénible, LA GRAVITE ! Moi qui m’imaginais faire le yoyo dans les virages, prendre de l’altitude afin de pouvoir fondre, ensuite, sur mes adversaires, voilà que cette force sans état d’âme se joue de mes rêves d’accélérations foudroyantes et me tire inexorablement vers la côte d’azur, cette bande peinte en bleue, plate comme une mer d’huile, sur laquelle les compétiteurs n’ont pas le droit de rouler.

Les spectateurs engagés
Après ces quelques tours de chauffe qui sont aussi, pour moi, des tours de découverte, tout le monde est invité à quitter la piste. Commence alors la longue attente qui précède toujours les courses. En attendant l’appel de nos catégories, avec mes copains de l’USM Gagny – Théo, n° 1 dans toutes les courses qu’il dispute ; sa sœur, Marie-Louise, qui vient tout juste de débarquer dans notre club mais qui fait déjà un malheur chez les féminines ; Ryane, qui n’attend qu’un déclic pour prendre les places qu’il mérite ; Asfend qui fait ce qu’il peut… -- nous ne perdons pas une miette du spectacle qui se joue sous nos yeux. Passionnément, nous observons comment les autres se débrouillent et tentons de dénouer les tactiques qu’ils emploient pour tenter de s’imposer. « Moi, à leur place… », dans nos têtes, nous élaborons des scénarios qui ne tiendront évidemment plus la route, tout à l’heure, lorsque ce sera à notre tour de défendre une place.
à suivre…

 

Spécificité des courses sur piste

  • Elles s’effectuent sur des boucles dont les virages sont très relevés. Ces pentes très raides sont intimidantes pour les cyclistes qui les abordent pour la première fois. Il faut s’y préparer pour ne pas être surpris mais ne pas y penser lorsqu’on les aborde car en pédalant normalement, on les passe sans problème.
  • Certains départs sont donnés alors que les coureurs sont alignés à la file indienne le long de la barrière. Il faut essayer d’aller se placer le plus près possible de la tête de file.
  • La piste offre un parcours absolument dégagé sur lequel les concurrents sont partout visibles. Les considérations psychologiques et tactiques sont donc primordiales.
  • Hors les pentes dont les néophytes n’ont pas à se servir, la piste est absolument plate. On ne peut donc pas faire la différence dans un coup de cul ou grâce à ses talents de descendeur. On y roule vite et l’on est poussé à terminer encore plus vite. Il convient donc de se protéger le plus possible et de ne pas se mettre dans le rouge lorsqu’on est amené à prendre un relais…
  • Face à un groupe constitué, on évitera de sortir trop tôt. Ce serait suicidaire.
Tout le monde en Piste !
Album: Tout le monde en Piste !
Ma première compétition sur piste, le 2 juin 2007, à Aulnay sous Bois
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Logo ECA - Entente Cycliste d'Aulnay
Entente Cycliste d’Aulnay sous Bois
Stade du Vélodrome
137, rue Maximilien Robespierre
93600 Aulnay sous Bois
Tel/Fax : 01 48 66 06 07

 

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Ma première compèt. !

Le coup de foudre !

Lieu : Gagny -- Mail du Chesnay
Date : 29 avril 2007
Image de prévisualisation YouTube

Première course

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Je me suis inscrit à Gagny en janvier 2007 et je souffrais assez lors des entraînements pour songer à participer à des compétitions. Je progressais et cela m’a d’abord suffit. En dépit des gentilles sollicitations de Didier ou de Gérard qui m’invitaient à faire comme les copains et à aller me frotter à la concurrence, j’évitais prudemment la confrontation et son inévitable cortège de désillusions. Mais quand ils ont annoncé que, le 29 avril, la course se déroulerait à Gagny, ça m’a fait un choc. J’ai soudain eu envie d’en être et de participer à cette course qu’organisait mon Club. Je ne l’ai pas regretté car c’est là que j’ai chopé le virus ! Celui de la compétition ! Celui qui donne un sens à nos entraînements !

Première course sur « route »

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Je n’apprécie pas tellement le VTT et je piaffais d’impatience à l’idée de participer à une course « sur route » même si, tracé dans les rues de la ville, autour du mail du Chesnay, le circuit que nous devions emprunter n’est pas vraiment une route. Sur ce parcours où nous étions allés nous entraîner, je me sentais plutôt à l’aise et confiant aussi, me sentant presque avoir la carrure d’un pro., j’avais soudain hâte d’en découdre.

Premier « vélo route »

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J’étais d’autant plus excité que, pour la première fois, j’allais enfourcher un vélo de route, un « José Alvarez » qui, j’en étais sûr, allait décupler mes forces. Grâce à ce vélo que le Club me prêtait, je ferais mieux que de la figuration. J’en étais persuadé. Certes, je n’étais pas encore très à l’aise dessus, mais il était si fin et si léger (à côté de mon tracteur habituel) que, monté sur un pareil engin, je me sentais capable de tout. Même de gagner !

Rêves de victoire

Présomptueux que j’étais ! Dans les écoles de cyclisme, ils sont nombreux les garçons qui rêvent de podiums, de médailles, de coupes et de gloire… mais le peloton de ceux qui ont des qualités physiques, qui sont en forme, qui ne sont pas victimes des aléas de la compétition et sont capables de gérer intelligemment une course ne sont évidemment pas aussi nombreux. S’il est probable que tous se verraient bien dans la peau d’un champion, tous n’ont pas l’expérience et les jambes d’un Robbie McEwen ou d’un Grégory Baugé pour échapper à la meute des prétendants à la victoire.

La kermesse des champions en herbe

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En attendant, j’étais là, et c’était déjà une victoire ! J’ai tourné avec les copains, pour passer le temps et diminuer le stress. J’ai rodé autour des stands où les responsables du Club préparaient le programme des courses et ceux où ils faisaient cuire des saucisses et préparaient des sandwichs. J’ai récupéré mon premier dossard. J’ai mouillé mon cuissard. Mille fois, j’ai demandé mon numéro de participant. Un peu perdu, j’ai pataugé dans tous les événements incompréhensibles qui, mis bout à bout, composent une épreuve cycliste. J’ai assisté à des départs, vu les copains pédaler après leurs espoirs et entendu leurs parents encourager ces perdants très aimés. J’ai vu des arrivées endiablées et d’autres, désinvoltes ou épuisées. J’ai vu des visages heureux, d’autres dépités, J’ai entendu la cloche du dernier tour. Je savais que Théo gagnait toutes les courses auxquelles il participait -- on l’en félicitait chaque semaine, avant les entrainements -- mais là, j’ai vu un membre du Club franchir la ligne d’arrivée en tête. Très loin devant ses concurrents. J’ai rêvé d’en faire autant.

Maintenant, je sais !

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Les organisateurs ont enfin appelé les Benjamins. Nous nous sommes agglutinés sur la route. Ils ont appelé des noms. Nous nous sommes fait connaître. Ils ont appelé des numéros. Nous nous sommes présentés sur la ligne de départ. Il y a eu un coup de sifflet. J’ai été surpris, ou j’ai tardé à réagir, si bien que lorsque je me suis élancé, les plus rapides avaient déjà pris du champ. J’ai pris de la vitesse puis ai été contraint de freiner quand le peloton s’est retrouvé comprimé dans l’entonnoir du premier virage. Les premiers étaient déjà loin et la course en partie jouée. Il n’en fallait pas moins persévérer, s’accrocher, faire du mieux que je pouvais. Je pédalais donc, et pédalais encore mais c’était moins évident que je l’avais imaginé. C’était dur, il faisait chaud. Je redoublais cependant d’efforts en approchant des zones où s’aggloméraient les parents survoltés qui nous encourageaient bruyamment à chacun de nos passages. Après, je tentais de récupérer de ces efforts publicitaires auxquels je n’étais heureusement pas seul à consentir… Puis j’ai entendu retentir la cloche annonçant aux premiers qu’ils en auraient bientôt terminé et à moi, que la fin de mon calvaire approchait. J’ai fini comme j’ai pu et lorsque j’ai enfin franchi la ligne d’arrivée, j’étais épuisée et vaincu. Mais désormais, je savais ce que l’expression « franchir la ligne » signifiait.

Gagny 07 - Ma première compét. !
Album: Gagny 07 - Ma première compét. !
Un jour de canicule, le 29/04/07, c\’est autour du Mail du Chesnay, à Gagny, que j\’ai effectué ma première compétition cycliste.
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